Dimanche 17 février,
Cannes
Il est 7h30 du matin, Cathy et moi retrouvons Rémi (l'ingénieur
de 2m12), Mathieu, notre éminent camarade sculpteur/peintre
de l'Atelier Miniature, et Nathalie, sa tendre moitié, sur le
parking d'Auchan Aubagne (pub gratuite tiens, en espérant un
retour de service... Pourquoi tu dis que le Père Noël n'existe
pas ?!). Nous partons direction Cannes pour le salon international
du jeu (rien que ça...).
Le trajet se fait sans encombres, le temps que les passagers s'habituent à ma
conduite et à Genesis. Nous arrivons à bon port 2 heures
plus tard sans s'être fait flasher par les 437 radars automatiques
qui jalonnent la voie d'autoroute. Du grand Art.
Nous nous garons, marchons le long de la Croisette en direction
du palais des festivals sous un vent bien froid et un ciel grisâtre
fidèles aux années précédentes. Devant
les portes d'entrée, s'agglutinent déjà des festivaliers
(oui oui, c'est le terme consacré ici à Cannes), plus
pour se réchauffer dans un mouvement inconscient de tortue,
que pour entrer les premiers. Cette année encore, le festival
du jeu est couplé au festival jeux vidéos et manga, ce
qui nous permet de voir de beaux spécimens cosplay : des Naruto
et autres écolières mangas. C'est bien, ça fait
passer le temps. Nous retrouvons là François, assidu
membre de l'AJSA et sa dame, Laure.
Les portes s'ouvrent, pas de bousculade, les sacs sont fouillés,
et c'est parti.
Petit problème, on nous distribue à chacun le traditionnel
magazine compilant les activités et stands présents tout
au long du festival, mais pas de plan des lieux. Aïe, c'est grand
et ça sent le manque d'efficacité dans la visite des
stands, pas bien grave, mais un peu pénible en fin d'après-midi
quand les jambes commencent à ressentir la fatigue.
On est le matin, et c'est le moment le plus agréable de la journée,
quand les tables des stands sont vides et les allées désertes, ça
fait un peu penser au gamin qui rentre dans l'atelier de jouets du
Père Noël (ha ! Tu vois qu'il existe !)... Alors oui, vous
me direz que peu d'auteurs sont là, ils ont tous fait le off
jusqu'à point d'heure la nuit et qu'ils récupèrent,
mais même si c'est vrai, certains étaient bien là vers...
11h, genre Piero, l'illustre dessinateur de Mr Jack et plus récemment
Les poux qu'il dédicaçait d'ailleurs ce jour.
Les groupes commencent à se former, Cathy et moi laissons les
autres baver sur le stand d'Alkemy et nous dirigeons vers les stands
des auteurs. Un papi nous invite à nous asseoir et nous présente
Mik-7, je cite l'homme :« le jeu de société nouvelle
génération ». Pas convaincu après une
partie nous partons et Cathy me confirme qu'il s'agit d'une copie remise
au goût du jour d'un jeu du moyen-âge, la nouvelle génération
repassera.
Nous poursuivons, retournant à la rencontre de nos camarades
désormais assis autour d'Utopia sur le stand de Matagot, c'est
parti pour être long, aussi repartons-nous en quête d'un
stand nous intéressant. Mais comme nos objectifs ne sont pas
trop les même, nous perdons du temps sur le prochain jeu à tester. Ça
ne nous empêche pas d'acheter les Aventuriers du rail Europe
pour l'asso à un super prix, ainsi que des petites choses (secret
secret...) pour le tournoi de jeux de société que nous
avons programmé le 31 mai prochain au soir dans le cadre des « rencontres
d'Aubagne » organisées par l'AJSA (inscris-toi voyons,
pourquoi crois-tu que j'en parle sinon ?!).
Nous errons donc au hasard des stands (hé oui, pas de plan...)
et nous arrêtons jouer à Exxit, jeu sympathique et prise
de tête mais sans trop, au concept, par contre, super fumé : « tout
part de 2 mondes dans le néant qui s'attirent irrémédiablement ».
2 tuiles en mousse sur un tapis quoi...
Pour ceux qui connaissent, nous avons croisé Mr Phal, l'administrateur
de tric-trac, avec sa guitare dans le dos et ses valises sous les yeux...
C'est la fin de matinée, la foule commence à affluer
et les tables sont bien pleines, le stand Asmodée bat son plein,
nous croisons nos camarades autour de l'Année du dragon, de
Philosophia. Ça encore, c'est long, aussi rejoignons-nous une
table de Petits meurtres et faits divers, que si tu n'aimes pas le
roleplay cher au jeu de rôles ou que tu es un peu timide, tu
vas vraiment pas aimer. Donc, Cathy n'a pas aimé et pour faire
oublier cette partie malheureuse, nous embrayons dans la foulée
sur Tortuga, au stand Gigamic juste à côté, petit
jeu à 2 très beau mais trop simpliste (ou alors c'était
l'animatrice..).
Nous sortons manger dans le froid histoire de prendre l'air, nous sommes
au bord de mer après tout, au moment où nos camarades
reviennent de manger, décidément...
De retour dans l'arène, la foule est toujours plus présente,
et nous retrouvons enfin Mathieu et Nathalie autour de Darjeeling sur
le stand Oya, boutique en dur et en ligne. Le jeu en lui-même
est un peu austère, mais c'est surtout le côté mécanique
et répétitif des actions qui m'a chagriné. À la
fin du jeu, comme par magie, nous retrouvons en plus Rémi, François
et Laure, et nous nous attablons sur le même stand autour d'un
grand Dalmuti. Alors que tout est fait dans ce jeu pour te faire croire
que c'est super marrant d'y jouer, ben tu te retrouves avec un jeu
pas du tout fun, mis à part le moment où tu dis gros
bouffon au grand bouffon en lui taxant sa plus petite carte...
De là, nous sommes parti voir les Carroms et avons perdu en
cours de route Nathalie et Mathieu, toujours obsessionnellement attiré par
Alkemy, toujours pas testé ! Le stand des Carroms était
plein à craquer, au point qu'il fallait faire la queue pour
jouer. Rémi et moi avons laissé Cathy, François
et Laure aux stands des jeux traditionnels et sommes partis à la
rencontre de Rémy (ha faut suivre là, c'est une question
de i et y...) participant à ce moment-là au tournoi Star
Wars miniatures. On lui a porté chance : notre arrivée
a vu la victoire de ses stormtroopers sur un rancor aux allures patibulaires.
Nous sommes ensuite passé devant le stand de Hurrican et avons
testé leur nouveau jeu sans nom dont le proto répondait
au doux nom de Bolidz. Le jeux est assez bof en fait, le matériel,
rien à redire, c'est vrai, mais l'intérêt et le
déroulement du jeu sont un peu trop basique et linéaire.
Nous nous sommes ensuite rendu au stand Ystari pour tester Metropolys,
sur lequel nous avons lorgné à plusieurs reprises en
passant, mais les tables étaient systématiquement pleines.
Et là, miracle, une table vide ! On demande à tester
le jeu, réponse : en fait, on plie le stand là... 16h...
Vous êtes venus pour quoi déjà à Cannes
? Enfin bref...
Sinon, nous passons devant le stand Goliath, qui a en démo Battleground,
et ça nous démangent de mettre des calbotes à tous
ces minots et de leur dire « pousse-toi, que je te montre
comment faut faire pour bousiller sa tour ! ».
Nous avons retrouvé tout le monde au stand Gigamic, avons fait
le pied de grue devant Marrakech et finalement y avons joué (François
avait très très envie de le tester...). Bon, c'est un
jeu à 4 maximum et nous étions 7 autour, mais on y a
joué quand même ! Autant j'ai vraiment pas accroché à Du
balai, l'As d'Or 2007 à Cannes, et du coup j'appréhendais
Marrakech l'As d'Or 2008, autant ce dernier est vraiment une très
bonne surprise : simple d'apprentissage, rapide dans les tours de jeu,
et prenant jusqu'au bout, au décompte des points, même
si c'est un peu chaotique à 4.
Enfin, nous avons tous migré vers le stand d'Alkemy, et enfin,
nous avons pu y jouer. Et que les mâles bizarrement ;). C'est
un jeu équilibré qui tourne bien (et où les chefs
meurent d'entrée ?), bien que déstabilisant par rapport
aux autres jeux de figurines existants, concernant le système
de points d'actions et les cartes combats gérées face
cachée et révélées simultanément.
Dans le même temps, les figurines restent de qualité.
19h30, la fatigue de la journée gagne tout le monde et nous
décidons de rentrer sur Aubagne, juste après avoir fait
un croché au casino d'à côté pour mettre
un jeton distribué à l'entrée du salon (oups !
Pardon ! On dit festival international de Cannes !) dans une machine à sous.
Trop de monde, trop fatigués, nous abandonnons et rentrons.
Sur le retour, ça dort, ça chante (hé oui, la
radio marche toujours, et Genesis est en boucle !) et ça parle
de plein d'autres choses dont tu te fous royalement cher lecteur assidu
qui est allé jusqu'au bout de ce pavé sans images, j'ai
eu la flemme de sortir l'appareil...
Par contre Mathieu a pris de belles photos, cliques ICI pour les voir.